Azawakh-Oska

Azawakh-Oska

LA CONSERVATION DE LA RACE


LE NOUVEAU CLUB DE TUTELLE AFFILIÉ PAR LA SCC EST LE C.L.A.M.E.D.

Sanctionné par la SCC pour ses malversations et ses dissensions internes le club SLAG a été désaffilié.

Une nouvelle association a été agréée par la Société Centrale Canine pour gérer les trois races de lévriers de l'ex-Slag (Azawakh, Galgo, Sloughi).

Ce club est dénommé "CLUB DES LÉVRIERS D'AFRIQUE ET DE LA MÉDITERRANÉE". Il est présidé par Jean-François Abisse.

Il est actuellement en stage d'affiliation pour une année encore.

Mais il organisera sa première Exposition Nationale d'Élevage les 6 et 7 juillet 2019 au Domaine Royal de Radan (Puy de Dôme).

Pour vous renseigner sur le Clamed et y adhérer vous pouvez consulter sa page Facebook, ou laisser un commentaire sur ce blog.


25/11/2018
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LA MENACE PERSISTANTE DES IMPORTATIONS "SAUVAGES", MERCANTILES

LE LÉVRIER DE L' AZAWAKH

 

UNE RACE ANCIENNE RÉCEMMENT RECONNUE, DÉJÀ

 

MENACÉE PAR DES IMPORTATIONS « INCONTRÔLÉES »

 

 

Ce chien a été élevé par les pasteurs-chasseurs du Sahara Central depuis des millénaires.

On le trouve présent sur l'art pariétal (gravures et peintures) du Tassili des Ajjer, daté de l'époque bovidienne, soit environ 3000 ans avant notre ère. Trois types de populations occupaient alors cette zone de savane : des Noirs, ancêtres des Peuls actuels, des Blancs qu'on peut qualifier de proto-Berbères et des Abyssins.

Avec le temps et l'aridité croissante les Berbères (Touaregs et Dahoussahaqs) sont devenus les maîtres de ces zones pastorales, où ils s'adonnaient à l'élevage (bovin surtout) et à la chasse, la zone recélant une faune abondant et variée : antilopes, autruches, girafes, lions...

Dans les années 30 et 40, l'ethnologue Henri Lhote, connaisseur de cette région et de ses hommes avait déjà décrit dans « La chasse chez les Touaregs » l'usage du lévrier, qu'il désignait par le terme berbère Oska. A l'époque encore, dans cette nature préservée, la chasse avec plusieurs types de lévriers était pratiquée par les nomades vivant de la Mauritanie au Tchad.

 

Cette situation s'est alors dégradée. Dans les années 60, avant la grande sécheresse de 72-74, c'est seulement dans la Vallée de l'Azawakh (à cheval sur le nord-est du Mali et le Niger),qu'on trouvait alors de nombreuses souches de lévriers élevés et sélectionnés par les pasteurs-chasseurs. Des Français en mission dans la zone (Michel Doche, Gervais Coppé, Maryvonne et Renato Parigi, Michel Gaussen, François Roussel) furent séduits par ces chiens, et en prélevèrent pour en faire des compagnons. L'un d'eux, Michel Doche, fut chargé par l'ambassadeur de Yougoslavie au Mali d'en trouver un couple qui sera offert au Maréchal Tito. C'est l'origine de la fameuse « lignée yougoslave », élevée à Zagreb par Mme Sékalec, qui a ensuite essaimé sur l'Europe Centrale.

 

Le premier couple reproducteur a été amené en France par Gervais Coppé en 1968. Il fut inscrit au LOF au titre de la race Sloughi. Les premiers amateurs (Coppé, Parigi, Mazel) constituèrent un dossier scientifique (avec la thèse du Dr Roussel) qui permit à la FCI de reconnaître à cet archaïque stock canin le statut de race, sous le nom (inapproprié) de Lévrier de l'Azawakh.

D'autres importations furent pratiquées par ces nouveaux cynophiles (archéologue, ethnologue, naturaliste) ayant une solide pratique du terrain et une bonne connaissance des sociétés locales.

 

Mais les cycles de sécheresse et les troubles politiques provoquèrent un appauvrissement croissant, et la perturbation du pastoralisme traditionnel, avec une dégradation de l'élevage de ce chien. Au cours de leurs migrations ordinaires et de leur exode, les éleveurs du Lévrier de l'Azawakh-Oska favrisèrent la diffusion de cette race, par métissage avec les chiens croisés dans les villages de cultivateurs sédentaires.

 

Pendant ce temps-là le Lévrier de l'Azawakh connut un succès croissant auprès des cynophiles du monde entier. Il est aujourd'hui élevé par des cynophiles de toute l'Europe, de l'Amérique, et jusqu'en Nouvelle Zélande, en Australie et en Chine.

En terme commercial considérons que cette faveur grandissante provoqua un « appel d'air » Plusieurs éleveurs européens et américains, constitués même en association, organisèrent des expéditions au Sahel, avec éventuellement une couverture humanitaire, pour y trouver des chiots, et les exporter. Les mesures de prévention contre la rage étant drastiques en Europe, certains de ces chiens purent transiter par les USA et être ainsi dotés frauduleusement d'un pedigree export américain. Des manipulations analogues ont pu être montées avec d'autres pays pour importer en Europe des sujets non conformes au standard FCI, et qualifiés de porteurs de « pur sang frais neuf africain » .

 

Ces chiots sont proposés à la vente à des prix bien rémunérateurs. Et en plus ils sont présentés comme dotés d'autres mérites : élargir la diversité génétique, remédier ainsi à la consanguinité, et apporter une aide (dite humanitaire) aux villageois qui les produisent.

 

C'est là où réside la tromperie. Car ces chiens ne sont pas issus des campements des pasteurs-chasseurs de la Vallée de l'Azawakh, le sanctuaire de la race, une région aujourd'hui contrôlée par les terroristes islamistes, et donc interdite aux touristes. Ils ont été trouvés et achetés dans des villages du Burkina et du Niger (Dallol Bosso), très loin de l'aire d'origine de la race, et surtout, élevés par des paysans totalement étrangers à la vie matérielle et à la culture des nomades.

 

Le résultat, tel que le montrent les photos diffusées sur internet par ces éleveurs-importateurs, est que ces chiens métissés ne devraient pas être nommés « Lévriers de l'Azawakh », mais plutôt, ou éventuellement, « Idi », qui désigne en langue touarègue le chien générique, qu'on dit aussi «corniaud ».

 


25/11/2018
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ADMINISTRATION DE LA CYNOPHILIE : LE CHEMINEMENT DU STANDARD

La Société Centrale Canine, administration reconnue par le Ministère de l'Agriculture, a délégué au club dénommé "Slag" la tutelle de la gestion du standard du Lévrier de l'Azawakh.

Et la Fédération Cynologique Internationale (FCI) étend cette responsabilité au monde entier.

 

Après des mois de consultations, de réflexions et de discussions, le comité directeur du Slag avait approuvé le 21 janvier 2011 une nouvelle version du standard. En fait, il ne s'agissait que d'un "toilettage", une somme de corrections et de précisions afin de stopper les dérives en cours, et de prévenir les suivantes.

Récemment, après d'ultimes corrections et précisions apportées en février et septembre 2013 par l'expertise des professeurs Triquet et Guintard, le texte a été validé par la commission scientifique de la SCC et transmis à la FCI pour homologation et traduction.

 

 Dans l'immédiat, c'est donc toujours la version ancienne du standard qui est en vigueur.

 

Toutefois, l'annonce de cette révision (qui est tout juste une remise en ordre) a provoqué un séisme chez les aventuriers de l'extension du standard, ceux qui voulaient faire passer pour des lévriers de l'Azawakh toutes les formes abâtardies que l'on rencontre au Sahel, et faire avaliser par la cynophilie officielle :

- les types variés, sans finesse, aux téguments chargés, si éloignés du type fringant qui nous a séduit,

- et toutes les robes que les frasques de la mode et du marché peuvent mettre en vitrine : à pois, à large panachure, et dans les pastels de bleu, de chocolat, de lilas... Règne du marketing.

 

Bien sûr, durant des mois, sur divers forums, nos détracteurs ont entretenu leur polémique envers nous, 'les gardiens du temple".   Mais le résultat est là : en exposition on ne rencontre plus que des sujets bien conformes au standard. Les cas de déviance sont rarissimes.

 

Certes, les tenants initiateurs de ce "révisionnisme" forcené ont continué d'élever leurs créations et leurs "trouvailles". Mais cela constitue des petites lignées parallèles, en réserve pourrait-on penser.

Et la fameuse "pétition internationale" a fait long feu.

 

Mais ce qui demeure la grande préoccupation, l'angoisse terrifiante, c'est la situation politique dans le nord du Mali, et dans la vallée de l'Azawakh en particulier.

Ce pays, devenu le nôtre par l'amitié de 44 ans qui nous lie à lui, est à présent, et depuis bientôt deux années, coupé du reste de l'Afrique, et du monde.

Hélas, l' intervention militaire  française apparaît comme le seul recours contre la barbarie !

 

                                                                                  Gervais Coppé


31/10/2012
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LE POINT DE VUE DE ANNE ET ULLI HOCHGESAND AMATEURS ET ELEVEURS DEPUIS TROIS DECENNIES

Résumé et traduction d'un article du site "Aulad-al-Sahra's ,par Mieke Savels, avec l'accord de Anne et Ulli Hochgesand.

L'article se compose de trois parties:

1- Découverte et importation du lévrier de l'Azawakh en Europe

2- Les modifications du standard

3- L'importation et le croisement avec les sujets existant en Allemagne , et les conséquences

 

Traduction de la troisième partie.

 

Au début des années 90 le nombre d'éleveurs et d'amateurs a fortement augmenté.

L'association A.B.I.S. a multiplié les importations de chiens provenant du Burkina Faso sous le prétexte d'amener "du sang neuf " dans les lignées d'Azawakh vivant en Europe. Une décision qui a eu un impact non négligeable sur cette population, et même à nos yeux si important que nous voulons nous attarder sur cet impact.

Entre 1980 et 1995 , plus de 50 chiens ont été importés en Europe et aux Etats-Unis, provenant majoritairement du nord du Burkina Faso.

Des chiens de toutes sortes, ainsi des sujets ne répondant absolument pas au standard établi en 1981.

En plus de sujets portant des robes non conformes on trouvait des chiens avec un collier blanc, de petite taille style "whippet", un poil dur ou mi-long, un fouet épais, wolfskrallen aux pattes arrières, manquant de toute finesse et élégance , ce qui est pourtant un critère très spécifique de l'azawakh.

Le label  "import" a été utilisé comme argument commercial à tort et à travers, dans le sens de l'authenticité, mais sans prendre en compte que derrière cette importation des poly-gènes non connus pouvaient se cacher et donner des mauvaises surprises lors des générations suivantes.

Anecdote, mais réalité, "l'import-mania" a amené certains organisateurs d'exposition à créer une nouvelle catégorie "le meilleur import", comme dans l'expo " azawakh - Jahresausstellung 2008" ...

Le Dr. Röder a écrit en 1995 à ce sujet dans le magazine suisse  Windhundfreund N° 205 :

"Dans une région du Burkina Faso , il y a des sujets bien typés, correspondant parfaitement au standard émis en 1981 , de ce fait c'est incompréhensible de ne pas avoir inclus les importations de ces sujets."

 Mais l'importation "sauvage " sous le seul prétexte d'apporter du "sang neuf" et des gènes met fortement en péril la race.  L'impact n'as pas été bénéfique , il a plutôt nui à la race !....

 

Gervais Coppé a écrit dans un article du bulletin du club SLAG sur la situation du lévrier de l'Azawakh : "l'argument  du recours à l'importation de géniteurs pour un motif sanitaire peut devenir un mythe, qui aveugle certaines personnes, mais qui augmente et accentue les risques pour la race en Europe. Pire qu'un mythe, cet argument peut être considéré comme une tromperie, et avec un effet de boomerang à redouter."

 

En 1981 le standard du Lévrier de l'Azawakh a été homologué par la FCI, sous la tutelle de la France, pays présentateur du dossier, à partir de la proposition rédigée par Coppé, Lamarche, Mazel, Parigi et Roussel.  La référence étant les critères de la race exprimés et pratiqués par les nomades éleveurs et chasseurs de la région d'origine. ( Voir la thèse de doctorat de François Roussel :  "Contribution à l'étude des lévriers du sud saharien" )

 

Gervais Coppé a écrit dans un article du SLAG : " L'Azawakh n'est pas un chien primitif, produit de mère nature, non, il est bien le résultat d'une sélection rigoureuse pratiquée par les éleveurs-chasseurs".

 Le standard a bien été rédigé selon les critères d'élevage des nomades dans le pays d'origine, et non d'après les voeux des cynophiles européens...

Le but était de décrire en détail le "type idéal" à partir des chiens que l'on trouvait dans les campements des Touaregs et des Dahoussahaqs du cercle de Ménaka.

Ceci est confirmé par le Dr Werner Röder : "Le standard de la race , homologué par la FCI , reprend tous les détails, les robes, les pigmentations, que les premiers Européens ont trouvés dans le pays d'origine".

Les auteurs du standard se sont donné beaucoup de peine, l'élaboration a pris une vingtaine d'années.  Durant ce processus ils ont émis une très bonne description du lévrier de l'Azawakh. En voici les étapes :

 

1973 :  première rédaction  du standard par le Club du Lévrier touareg (Oska)

1981 N°307      Standard du Sloughi-Azawakh

1982 N° 307 a   Standard du Lévrier de l'Azawakh

1986 N° 307 b    modification :  "ligne de dessus, presque droite, horizontale et légèrement relevée"

1994 N° 307 c     admission de la robe bringée

 

 

Le gène S.i.(Spotting Irish, panachure irlandaise) a une expression bien variable, et parfois surprenante.

Voici un tableau des variations admises par le standard FCI, reprenant les critères de la sélection pratiquée par les nomades Dahoussahaqs et Touaregs

 

 

 

 

En particulier le descriptif des robes et des tâches blanches a provoqué à plusieurs reprises des discussions et des questionnements.

Pour éclaircir ce sujet, Francis Meunier, le président du club français SLAG a précisé en 2004 dans son bulletin : "Le standard ne mentionne pas réellement les limites du blanc. Le but de ce nouvel article est de préciser ces limites…"

Une réunion tenue à Aubervilliers  a produit un texte, qui est toujours une référence impérative pour les juges français.

Cette contrainte du standard pour les juges a été commentée dans le Dortmunder Austellung-News , édition 1/2002 par Dr. Hans Räber : "Le non respect  des lois dans la société  peut conduire à l’anarchie, de même le non suivi des règles dans l’élevage canin peut avoir des répercussions importantes  (...)  Même si les juges et les éleveurs ne sont pas d’accord ou ont une autre opinion des  détails du standard , ils sont obligés de s’y tenir…. »

Parmi les descendants des imports des années 70 , il n’y avait pas de chiens  particolores.  Même si les parents avaient parfois des zones blanches prononcées , mais sans jamais avoir de colliers.  Nous pouvons en déduire que l’élevage vigilant et conséquent des Touaregs et des Dahoussahaqs a su contenir l'effet des gènes  S.i. sur l'extension du blanc.

 La réalité est que cette extension du blanc a progressé chez les chiens en Europe, après avoir utilisé des chiens importés du Burkina Faso .

Une rupture pour l’élevage , pour qui les juges d’élevage responsables , ne peuvent donner une excuses valable . ce n’est que l’argumentation de la A.B.I.S. , qui prêtent « … un bon chien n’a pas de couleur… » Après ce lézard la porte était ouvert à discutions pour multiples races..

 

Du point de vue génétique la limitation du blanc est une bonne chose, c’est l’image de l’Azawakh.  Mais l’autorisation sans limite du gène S.i. va augmenter le blanc dans les générations à venir , et il sera très difficile à contenir.  Ce qui  amènera à ce qu’un chien correspondant au standard sera une exception à la règle. Du point de vue de l’éleveur et de l’élevage, pour avoir une continuité dans l'application du standard il vaut mieux ne pas produire avec ces sujets.

René Morineau a écrit : "Le futur dépend de nous tous.  Si nous laissons faire , l’Azawakh n’aura plus aucun intérêt , et sera perdue  la fascination qui l’ entoure ! "

Le Lévrier de l'Azawakh doit rester un chien de passionnés.   La France détient le standard, et notre mission, notre responsabilité, c' est de  garder cette race dans son état d’origine.

 

 

Le lien vers le texte intégral: http://www.aulad-al-sahras.de/azawakh3.htm

 

 
 

06/10/2011
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L' AZAWAKH - OSKA ET LES IRIS DE VAN GOGH

Cette race, qui est l'objet d'un effort de conservation de la part de chercheurs spécialistes du Sahara, souci reconnu, partagé, et "gravé dans le marbre" par la FCI depuis 1981, cette race est bien l'héritière d'un stock de canidés domestiqués en  l'antique immensité du Sahara (du Nil à l'Atlantique) depuis des millénaires. 

Mais au fil des siècles, l'aridité croissante et l'hostilité des états actuels aux sociétés pastorales, ont réduit son espace vital comme une peau de chagrin.

 

Un signe encourageant, toutefois : dans le Sahara, l'Etat algérien a mis en place un parc naturel de l'Ahaggar et du Tassili des Ajjer, chargé, entre autres objectifs, de recenser et de préserver les espèces végétales et animales menacées de disparition;  citons le cyprès du Tassili, le tamarix, la gazelle, le mouflon, le guépard, et le chien Oska, notre lévrier, puisque le Tassili a bien été son berceau, en ces temps lointains, et pourtant si proches, quand on se prend à comparer les gravures rupestres et des scènes récentes vécues chez les nomades chasseurs.

 

Cerise sur le gateau : l'Unesco soutient cette opération au titre de la protection du patrimoine naturel et culturel de l'humanité. Le lévrier de l'Azawakh-Oska relève donc bien du patrimoine cuturel de la communauté humaine de la planète.  Merci, l'Unesco !

 

Nous lui devons bien la même protection de sa spécificité que celle accordée déjà à l'art pariétal, aux cathédrales, aux temples bouddhiques, et aux trésors de nos musées....

 

 Si l'actuel propriétaire japonais des fameux Iris de Van Gogh, considérant qu'il existe aussi des iris aux teintes brune, ivoire, violette, faisait reprendre le chef d'oeuvre  bien gardé dans un coffre ou un musée pour donner aux chers iris de Vincent une couleur plus "tendance", quel scandale provoquerait cette fantaisie, cette atteinte sacrilège !

 

Eh bien,  osons comparer ce qui serait un détournement monstrueux aux manipulations de quelques éleveurs européens qui veulent "repeindre" l'antique Azawakh-Oska aux couleurs un peu plus "tendance" du marché de la cynophilie.



17/05/2011
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