Azawakh-Oska

Azawakh-Oska

OÙ EN EST LA GESTION DU STANDARD DU LÉVRIER DE L'AZAWAKH-OSKA ?

La tentative de dissidence lancée et ardemment soutenue par Mme Lundqvist et ses partisans allemands et américains avait été étouffée et réglée par la révision du standard, achevée en 2013, puis homologuée par la FCI.

Cela a été dit et répété ici que le but de ce travail de révision était :

- d'insister sur le format original de cette race : inscription dans un rectangle vertical, dos court, niveau des hanches supérieur à celui du garrot, grande finesse, mais sans tomber dans l'hypertype;

- d'écarter les tentations "coloromaniaques" des dissidents qui voulaient ouvrir la palette des robes à tout l'arc-en-ciel, en écartant explicitement l'extension du blanc, la robe particolore, et la dilution;

- de rappeler la fonction cynégétique de cette race, ce qui implique un comportement autonome, altier, très vif et instinctif, pas toujours facile à vivre pour un "animal de compagnie"...

- de rappeler avec insistance que cette race nous a été léguée par les derniers éleveurs-chasseurs de la vallée de l'Azawakh, que sont les Touaregs et les Dawsahaqs répartis en plusieurs tribus.  Le nom donné à ce chien par ses éleveurs de langue berbère est Oska. Le professeur Raymond Triquet a bien tenu à le rappeler dans le préambule du standard.  Regrettons que le rédacteur commis par la FCI en 1980 (M. Lelong) ait "gravé dans le marbre" cette appellation géographique équivoque qu'est Lévrier de l'Azawakh... De plus, le nom de ladite vallée s'écrit plutôt "Ézawagh".  Bref, nous avons un devoir de reconnaissance et de fidélité envers ces éleveurs du nord-Mali qui ont transmis la relique vivante de l'antique lévrier saharien. D'autant plus que ces populations ont subi depuis trop d'années les assauts de la pauvreté croissante liée à la sécheresse, de la mal gouvernance par un État failli,  puis de la guerre civile, l'abattage des chiens ayant été une des turpitudes imposées par les islamistes.

 

Les professeurs Triquet et Guintard ont eu l'intelligence et la détermination nécessaires pour mener cette révision jusqu'à son terme.  La postérité de la race leur devra cette reconnaissance.  Car le club de race chargé de la tutelle envers cette race -le SLAG- a été très mal géré par sa présidente (Mme Lalemend) qui a laissé s'installer au sein du club une zizanie qui a bien failli faire capoter l'opération de révision. Il s'en est fallu de peu, mais la vigilance administrative de la Société Centrale Canine a évité ce fiasco en sanctionnant le club Slag, lui retirant son affiliation.

 

Profitant de cette vacance administrative les partisans de la dissidence, groupés autour de Mme Lundqvist, ont aussitôt déposé les statuts d'un club de l'Azawakh, club mono-race dont l'ambition avouée est bien de faire annuler la révision du standard.

Parallèlement, des amateurs et éleveurs (dont nous sommes) ont créé un club multi-races (le CLAMED, club des lévriers d'Afrique et de la Méditerranée) qui devrait assurer la relève du défunt Slag ... à condition que la SCC nous donne l'affiliation.

 

Voilà, amis de cette race que nous chérissons,  les dernières nouvelles des turpitudes administratives qui, depuis 1973, ont connu bien des espoirs, des déceptions, des vilainies, et des joies.

Mais l'Histoire s'écrit au long cours ! Il y a précisément 50 ans (un demi-siècle) que j'ai rencontré (découvert ?) ce merveilleux chien chez Michel Doche, un ami français travaillant à Gao. Nommé Assadek, par reconnaissance envers l'ami touareg qui l'avait offert, ce chien était splendide, d'un type ensuite raréfié durant les cycles de calamité.  Cet émerveillement avait aussitôt provoqué mon désir d'élever cette race.  Je dus donc d'abord trouver un jeune couple originaire du secteur de Ménaka.  Rapatriés avec nous en 68, ces compagnons (R'Éhéouel et Reylane) nous ont offert leur première nichée en décembre 68.  Ils étaient alors considérés comme des Sloughis. En même temps, un couple avait été offert au président Tito et installé à Zagreb, à l'origine de la diffusion en Europe centrale. Et cette nouveauté a fait école, heureusement !

 

50 ans... un chemin parfois compliqué a été parcouru.  De nombreux amis et admirateurs de la race ont soutenu cette belle cause, et se sont mis à l'élevage et aux expositions.

A présent, la race a essaimé sur toute la planète.  Replié dans ma retraite en France je savoure le bonheur de voir, grâce à l'internet, de beaux sujets élevés et exposés en Russie, en Amérique, en Australie, au Japon, à TaïWan...

Ces bonnes nouvelles atténuent l'inquiétude qu'ont fait naître les menaces récentes de la dissidence en France et en Allemagne. Les acteurs de ces manoeuvres étant motivés d'abord par l'exaltation de leur ego d'apprentis sorciers qui veulent jouer avec la génétique de cette race multi-millénaire, mais aussi alimenter un petit commerce rémunérateur...

 

Je garde la tête au-dessus de ces querelles devenues mesquines. 

A présent, au nord Mali, des compétences militantes se sont dressées pour mieux connaître et protéger des espèces menacées, autant l'éléphant que la girafe et le lévrier. Malgré la pauvreté endémique et l'insécurité.  Ces voix pourront s'exprimer ici prochainement.

Entretenons une confiance vigilante !

                                                                           Gervais Coppé



18/10/2017
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