Azawakh-Oska

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PARLONS UN PEU DU "COLLIER BLANC"...

Le débat n'est pas nouveau; les puristes de la lutte pour limiter "l'extension du blanc" l'ont réclamé à corps et à cris : considérer l'extension du blanc  autour du cou, jusqu'à former un collier,  comme un défaut éliminatoire.

 

Reprenant ces injonctions, le comité du Slag a confirmé dans la version précisée du standard adoptée le 22 janvier dernier la prohibition du "collier blanc". Sans plus de détails.  Laissant au juge la possibilité de ne pas pénaliser un sujet à la morphologie excellente, mais présentant une légère remontée de blanc au niveau du cou, sans la qualifier de quart ou de huitième de collier. Et la petite tâche (bien limitée) sur la nuque, si courante, est expressément admise. Ce sont les commentaires du standard à l'adresse des juges qui devront opérer ces mises au point, et dire l' esprit de cette restriction.

 

Sans vouloir jouer au cuistre, rappelons, comme Ewa le faisait récemment pour rassurer des éleveurs, que nous connaissons bien le facteur génétique qui pilote cette expression du blanc dans le pelage : c'est le fameux gène S.i. (spotted irish = panachure irlandaise), responsable des tâches blanches variables, à savoir les balzanes, la liste en en tête, le pinceau du fouet, et le plastron avec une remontée aléatoire autour du cou.  Mais ce n'est pas la robe-pie, qui, elle, est pilotée par un autre gène (S.p.) qui a toujours été écarté du standard, depuis 1973.

 

Hélas la génétique est une loterie, dont le caractère aléatoire peut révéler bien des surprises lors du croisement des gamètes.  Aussi avons-nous bien des fois découvert l'arrivée au monde de chiots à la généreuse panachure irlandaise, issus de géniteurs présentant tout juste le minimum de blanc requis par le standard... En ce qui me concerne, pour éviter tout éventuel conflit d'intérêt, je n'avais pas demandé la confirmation de Emeker comme de Berzit, présentant pourtant une morphologie bien conforme, et même excellente, avec une franche collerette blanche.

 

Le juge Jean-Louis Grünheid nous faisait remarquer lors du récent débat que la panachure irlandaise est un trait constitutif du Lévrier de l'Azawakh-Oska, et que l'interprétation très restrictive de son expression ne lui semblait pas "génétiquement logique".

 

Notre réponse -et notre accord avec Grünheid- est de nous en tenir à l'affirmation toute cynophilique que le collier blanc n'est pas conforme à l'image que notre standard affirme depuis sa première rédaction en 1973.  Considération esthétique que nous avaient léguée les éleveurs-chasseurs dahoussaaqs et touaregs, à l'époque.

Nous touchons là un point de divergence entre la zoologie et la zootechnie, dont relève la cynophilie.

 

Un document d'archive des années 70 me rappelle d'ailleurs que le naturaliste Bruno Lamarche, un des rédacteurs du standard, affirmait bien son attachement à cette restriction, et pour une raison uniquement esthétique, reprise auprès des nomades. Cette archive sera ici publiée.

En quarante années, rien de bien nouveau sous le soleil de notre petite planète !...



01/04/2011
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