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"Le chien dans les fables" - bon de commande

fables-bon-de-commande.docx

 

Préface de Raymond Triquet.

 

Toutes les fables ont pour héros un chien.

Il y a 59 fables dont le héros est un dogue.

36 fables dont le héros est un barbet.

21 fables dont le héros est un lévrier.

15 fables dont le héros est un carlin.

De multiples fables avec un chien de berger.

De multiples autres avec un chien de chasse.

C’est le plus grand recueil de fables canines jamais réalisé.

 

Prologue.

  Depuis des siècles et des siècles, l’homme a raconté des histoires. Il y avait autrefois des conteurs dans les villages. Ces histoires se terminaient souvent par une anecdote amusante ou une petite morale. Au fil du temps, ces histoires devinrent des fables. Les premières fables, celles de Loqman et Esope n’ont pas été écrites par leur auteur, elles ont été transmises par la parole, et elles ont forcément subies des modifications. A vrai dire, on n’est même pas sûr que ces deux fabulistes aient réellement existé et s’ils ne sont pas simplement des légendes ? Les fables d’Esope ont été récupérées par les Grecs et les Romains, et les fables de Loqman ont été récupérées par les Arabes.

Au Moyen Âge, les fables prennent de l’ampleur et deviennent des fabliaux.

C’est sous le règne de Louis XIV que les fables sont mises à la mode et deviennent réellement un mode littéraire. La Fontaine, l’ami de Fouquet, devient le maître incontesté du genre et ne sera jamais égalé. La Fontaine était un génie et il a composé quelques petits chefs d’œuvre.

Par la suite la fable sera très utilisée et beaucoup deviendront fabulistes. Des milliers de fables ont été écrites, et seulement quelques-unes concernent le chien. Les fables sur le chien sont une toute petite partie des fables, et ce sont celles-ci que nous allons retrouver dans ce recueil. Pour ceux qui aiment le chien, elles sont un immense enseignement, on retrouve la vie des chiens dans le passé. On comprend comment étaient traités les chiens autrefois, et ce qu’ils faisaient.

On retrouve les races anciennes qui accompagnaient nos ancêtres. Ne cherchez pas le berger allemand, le labrador ou le golden retriever parmi nos fables, vous ne les trouverez pas.

Qui trouvons-nous alors, parmi tous ces personnages. Le plus représenté est incontestablement le mâtin. Le mot n’existe même plus aujourd’hui, les cynophiles du 19e siècle ont jugé le mot péjoratif, et l’ont retiré du vocabulaire canin. Ils ont remplacé le mot mâtin par « chien de montagne », c’est l’appellation officielle aujourd’hui pour les mâtins modernes. Le chien de montagne des Pyrénées, s’appelait autrefois mâtin des Pyrénées. Il est vrai que mâtin a quelquefois le sens de bâtard, un chien mâtiné, c’est un chien bâtard. Mais autrefois, le mâtin était un gros chien, présent dans toutes les fermes et accompagnant les bergers. Il y avait donc des milliers de mâtins à travers le pays, et c’était probablement la race la plus répandue à la campagne. C’est pourquoi, on retrouve le mâtin dans beaucoup de fables. Au 19e siècle, on a commencé à remplacer le mâtin auprès des bergers, par des chiens de berger de taille plus réduite et le mâtin s’est raréfié dans le pays. Il faut dire aussi que la présence du  loup avait également beaucoup baissé.

La deuxième race aussi présente dans nos fables que le mâtin, c’est le dogue. Le dogue lui aussi était répandu pour la garde des domaines et pour accompagner les bouchers. La Fontaine a baptisé son dogue Mouflar, et la plupart des fabulistes ont repris le nom. La plupart des chiens des fables portent le même nom et il y a d’innombrables Mouflar,  Aboyard et César, d’innombrables Brifaut et Miraut, et d’innombrables Médor, Castor et Azor. On retrouve le dogue dans cinquante-neuf fables.

Après ces gros chiens, on retrouve régulièrement le lévrier, l’épagneul, le barbet et le carlin. On retrouve le barbet dans trente-six fables, le lévrier dans vingt et une et le carlin dans quinze. A partir de 1850, le barbet sera appelé caniche dans nos fables.

Avant la loi de 1844 interdisant la chasse avec les lévriers, ce chien était fréquent dans l’aristocratie. L’épagneul quant à lui a une double signification, il y a l’épagneul de chasse comme on l’appelle encore aujourd’hui, et l’épagneul de compagnie qu’on appelle aujourd’hui Phalène, mais qui était répandu autrefois auprès des dames.

Avant sa disparition dans le courant du 19e siècle, le barbet était commun dans le pays et il est logique de le retrouver quelquefois parmi nos héros.

Pour ce qui concerne le carlin devenu rarissime au 20e siècle, il était le favori des dames sous la Révolution, sous l’Empire et la Restauration. L’impératrice Joséphine avait un carlin.

Toutes les fables n’ont pas la même qualité, certaines sont de vrais petits chefs d’œuvre, d’autres sont beaucoup moins intéressantes. Certaines nous plongent dans la vie intime de certains chiens, et on voit bien que la vie n’était pas rose pour tous. Il y a beaucoup de pauvres chiens malheureux parmi nos héros, d’autres sont gâtés à l’extrême. Mais n’en est-il pas toujours ainsi de nos jours ?

En tout cas, j’espère que vous aurez autant de plaisir à lire toutes ces fables, que j’ai eu de plaisir à les rassembler. Je n’ai pas la prétention que ce recueil soit exhaustif, et il y a probablement beaucoup d’autres fables canines que je n’ai pas trouvées.

Jean-Claude HERMANS



08/07/2013
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