Azawakh-Oska

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LIENS VERS LES MEDIAS (radio, télé, papier...) ET LES ARTS


UNE RACE EN PÉRIL, CÉLÉBRÉE PAR LA TÉLÉVISION (ANTENNE 2) LORS DE LA SAINT-FRANÇOIS D'ASSISE EN 1989


En 1989, Alain Bougrain-Dubourg -producteur et animateur de l'émission "Animalia" sur la deuxième chaîne- préparant une émission singulière pour le jour de la Saint François d'Assise, nous demanda de lui livrer un documentaire d'une douzaine de minutes sur une race canine en péril, que nous avions contribué à faire reconnaître par la cynophilie internationale et à échapper ainsi à l'oubli, à la mort.

Ce jour-là, Bougrain-Dubourg s'était déplacé dans une paroisse de la banlieue de Marseille, dont le vieux prêtre se voue aussi à l'accueil des animaux abandonnés, et, fait rarissime, célèbre sa messe quotidienne sans fermer la porte de l'église aux chiens et autres bêtes de passage.

Ce petit film a été tourné par François Bontemps dans ma maison de Grézels avec mes compagnons, mais des séquences plus anciennes ont été insérées, que nous avions enregistrées en 1985, auprès des éleveurs Touaregs et Dahoussahaqs, de la vallée de l'Azawagh, dans la conjoncture d'une terrible famine liée à une grande sécheresse.

 

 

 

 

 


31/08/2016
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"Le chien dans les fables" - bon de commande

fables-bon-de-commande.docx

 

Préface de Raymond Triquet.

 

Toutes les fables ont pour héros un chien.

Il y a 59 fables dont le héros est un dogue.

36 fables dont le héros est un barbet.

21 fables dont le héros est un lévrier.

15 fables dont le héros est un carlin.

De multiples fables avec un chien de berger.

De multiples autres avec un chien de chasse.

C’est le plus grand recueil de fables canines jamais réalisé.

 

Prologue.

  Depuis des siècles et des siècles, l’homme a raconté des histoires. Il y avait autrefois des conteurs dans les villages. Ces histoires se terminaient souvent par une anecdote amusante ou une petite morale. Au fil du temps, ces histoires devinrent des fables. Les premières fables, celles de Loqman et Esope n’ont pas été écrites par leur auteur, elles ont été transmises par la parole, et elles ont forcément subies des modifications. A vrai dire, on n’est même pas sûr que ces deux fabulistes aient réellement existé et s’ils ne sont pas simplement des légendes ? Les fables d’Esope ont été récupérées par les Grecs et les Romains, et les fables de Loqman ont été récupérées par les Arabes.

Au Moyen Âge, les fables prennent de l’ampleur et deviennent des fabliaux.

C’est sous le règne de Louis XIV que les fables sont mises à la mode et deviennent réellement un mode littéraire. La Fontaine, l’ami de Fouquet, devient le maître incontesté du genre et ne sera jamais égalé. La Fontaine était un génie et il a composé quelques petits chefs d’œuvre.

Par la suite la fable sera très utilisée et beaucoup deviendront fabulistes. Des milliers de fables ont été écrites, et seulement quelques-unes concernent le chien. Les fables sur le chien sont une toute petite partie des fables, et ce sont celles-ci que nous allons retrouver dans ce recueil. Pour ceux qui aiment le chien, elles sont un immense enseignement, on retrouve la vie des chiens dans le passé. On comprend comment étaient traités les chiens autrefois, et ce qu’ils faisaient.

On retrouve les races anciennes qui accompagnaient nos ancêtres. Ne cherchez pas le berger allemand, le labrador ou le golden retriever parmi nos fables, vous ne les trouverez pas.

Qui trouvons-nous alors, parmi tous ces personnages. Le plus représenté est incontestablement le mâtin. Le mot n’existe même plus aujourd’hui, les cynophiles du 19e siècle ont jugé le mot péjoratif, et l’ont retiré du vocabulaire canin. Ils ont remplacé le mot mâtin par « chien de montagne », c’est l’appellation officielle aujourd’hui pour les mâtins modernes. Le chien de montagne des Pyrénées, s’appelait autrefois mâtin des Pyrénées. Il est vrai que mâtin a quelquefois le sens de bâtard, un chien mâtiné, c’est un chien bâtard. Mais autrefois, le mâtin était un gros chien, présent dans toutes les fermes et accompagnant les bergers. Il y avait donc des milliers de mâtins à travers le pays, et c’était probablement la race la plus répandue à la campagne. C’est pourquoi, on retrouve le mâtin dans beaucoup de fables. Au 19e siècle, on a commencé à remplacer le mâtin auprès des bergers, par des chiens de berger de taille plus réduite et le mâtin s’est raréfié dans le pays. Il faut dire aussi que la présence du  loup avait également beaucoup baissé.

La deuxième race aussi présente dans nos fables que le mâtin, c’est le dogue. Le dogue lui aussi était répandu pour la garde des domaines et pour accompagner les bouchers. La Fontaine a baptisé son dogue Mouflar, et la plupart des fabulistes ont repris le nom. La plupart des chiens des fables portent le même nom et il y a d’innombrables Mouflar,  Aboyard et César, d’innombrables Brifaut et Miraut, et d’innombrables Médor, Castor et Azor. On retrouve le dogue dans cinquante-neuf fables.

Après ces gros chiens, on retrouve régulièrement le lévrier, l’épagneul, le barbet et le carlin. On retrouve le barbet dans trente-six fables, le lévrier dans vingt et une et le carlin dans quinze. A partir de 1850, le barbet sera appelé caniche dans nos fables.

Avant la loi de 1844 interdisant la chasse avec les lévriers, ce chien était fréquent dans l’aristocratie. L’épagneul quant à lui a une double signification, il y a l’épagneul de chasse comme on l’appelle encore aujourd’hui, et l’épagneul de compagnie qu’on appelle aujourd’hui Phalène, mais qui était répandu autrefois auprès des dames.

Avant sa disparition dans le courant du 19e siècle, le barbet était commun dans le pays et il est logique de le retrouver quelquefois parmi nos héros.

Pour ce qui concerne le carlin devenu rarissime au 20e siècle, il était le favori des dames sous la Révolution, sous l’Empire et la Restauration. L’impératrice Joséphine avait un carlin.

Toutes les fables n’ont pas la même qualité, certaines sont de vrais petits chefs d’œuvre, d’autres sont beaucoup moins intéressantes. Certaines nous plongent dans la vie intime de certains chiens, et on voit bien que la vie n’était pas rose pour tous. Il y a beaucoup de pauvres chiens malheureux parmi nos héros, d’autres sont gâtés à l’extrême. Mais n’en est-il pas toujours ainsi de nos jours ?

En tout cas, j’espère que vous aurez autant de plaisir à lire toutes ces fables, que j’ai eu de plaisir à les rassembler. Je n’ai pas la prétention que ce recueil soit exhaustif, et il y a probablement beaucoup d’autres fables canines que je n’ai pas trouvées.

Jean-Claude HERMANS


08/07/2013
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"Anthologie du lévrier" - bon de commande

LEVRIERS-BON-DE-COMMANDE-V.docx

 

A Jacques Verchère, grand cynophile, grand spécialiste du lévrier et des courses. Un homme que j’appréciais particulièrement, pour sa gentillesse, son honnêteté et son dévouement pour son magazine consacré aux lévriers. Nous avions des points communs, nous avons tous deux œuvré au sein du comité de la Société Canine de l’Île-de-France, lui comme trésorier et moi comme secrétaire général, et comme moi, il avait toujours un couvre-chef sur la tête dans la tradition française.

 

Prologue

 

  Le lévrier est là depuis des siècles, même des millénaires. L’Antiquité connaissait le lévrier, il portait à l’époque les oreilles droites et il était répandu tout autour de la Méditerranée. Ses survivants sont toujours là aujourd’hui, Pharaon, Cirneco, Podenco, Podengo. Il vivait également en France jusqu’à ce que la cour d’Aix-en-Provence l’interdise de chasse en 1879, et ce fut sa fin. C’est une décision de justice qui a éliminé une race qui vivait sur notre sol depuis plus de 2 000 ans. Mais les hautes autorités de l’Etat ne se sont pas contenté de mettre fin au Charnaigre, elles ont également mis fin au Lévrier de chasse avec la loi de 1844, ce qui fait que la France n’a aucune race de lévrier, alors que le lévrier était très répandu chez nous pendant des siècles.

Au Moyen Âge il y avait deux variétés de lévriers très appréciées et regardées comme des lévriers de très grande qualité. Tout d’abord le lévrier de Bretagne de grande réputation et le lévrier de Champagne. C’était les deux régions les plus réputées pour leurs lévriers. Tous les nobles possédaient des lévriers, ce n’était pas simplement un chien de chasse, c’était également un chien de compagnie pour les hommes nobles. C’était d’ailleurs le seul chien de compagnie possible pour un homme. Mais c’était en même temps un formidable chasseur utilisé seul ou en couple pour le lièvre, mais également accompagnant le chien courant pour les grosses bêtes. La meute poursuivait le gibier, mais au moment de l’hallali, on lâchait les lévriers pour coiffer la bête.

Jusqu’à Louis XIII, le lévrier a fait partie de la vénerie royale. Sous Louis XIV, le lévrier n’accompagnait plus la meute et c’est la meute qui prenait le gibier. Mais Louis XIV chassait de temps en temps aux lévriers, il allait voir prendre des sangliers dans les toiles avec des lévriers, il y avait donc encore des lévriers qui appartenaient au roi, mais ils étaient très peu utilisés. A partir de Louis XV, c’est terminé pour le lévrier, le chien courant est roi et le chien d’arrêt prend une très grande importance. Le lévrier n’est plus répandu, alors qu’il l’a été pendant des siècles au préalable. Il y a encore des lévriers chez quelques nobles, mais de moins en moins. Il faut dire que les armes à feu ont fait d’énormes progrès, et on préfère chasser maintenant avec un fusil et un chien d’arrêt, ce n’est plus le lévrier qui arrête le lièvre, mais le plomb du fusil.

La révolution française donne à chacun le droit de chasser, et le bourgeois ou le paysan n’aura pas l’idée de prendre un lévrier, c’est le fusil qui compte. Le noble lui entretiendra toujours une meute, mais le chien courant chassera seul, il n’y aura plus ni dogue, ni mâtin, ni lévrier pour l’accompagner. Malgré tout dans certaines régions, et notamment en Champagne, quelques individus utilisaient encore le lévrier et cela était très mal vu, à la fois par les cultivateurs et par les autres chasseurs. Tant et si bien, que des plaintes furent déposées et que cela se termina par la loi de 1844, qui interdit définitivement l’utilisation du lévrier à la chasse.

En Angleterre, la chasse et la vénerie avaient évoluées comme en France et le lévrier n’était plus aussi répandu qu’avant, mais par bonheur, les Anglais sont d’incorrigibles parieurs, et lorsqu’ils faisaient une course avec leurs lévriers, ils ne se contentaient pas de chasser, ils faisaient des paris sur le lévrier qui allait tuer le lièvre. De fil en aiguille, c’est le jeu qui devint plus important que la chasse elle-même et le coursing était né. En France, pendant des siècles, nos ancêtres ont pratiqué le coursing sans savoir que cela était du coursing, ils chassaient avec un couple ou un trio de lévriers et prenaient plaisir à regarder la course. Habert en fait l’éloge en 1599, mais nos ancêtres étaient chasseurs mais pas joueurs et ils ne pariaient pas. Le coursing, c’est en fait la course aux lévriers que l’on a pratiqué pendant des siècles, mais avec le jeu et les paris en plus. Dans les épreuves de coursing en Angleterre, il y avait des bookmakers et la foule des spectateurs était là pour parier comme pour les courses hippiques. C’est ce qui a sauvé le lévrier en Angleterre.

Aujourd’hui, il n’y a plus de coursing nulle part, les courses de vitesse ont pris la suite et le lévrier ne chasse plus beaucoup, excepté dans de rares pays. Mais le lévrier a été pendant des siècles un formidable chasseur, et c’est ce que nous allons voir dans cette anthologie.

Permettez-moi de faire un rêve, imaginons que nos députés soient un peu courageux et abrogent la loi de 1844, et que nos lévriers puissent encore poursuivre un lièvre en toute légalité. Je pense que ce serait une bonne chose, et que cela ne mettrait pas en danger la pérennité du gibier.

N’oublions pas que le mot lévrier était à l’origine liévrier et que cela veut bien dire ce que ça veut dire.

J’espère aussi qu’un jour les Lévriers à oreilles droites rejoindront le 10e groupe qui est leur vraie place.

Jusqu’à Louis XIII on disait lévrière pour la femelle ce qui était logique, et ensuite à partir de Louis XIV, je ne sais pas pourquoi, on utilisa le mot levrette, alors que levrette était à l’origine le nom réservé aux jeunes chiennes.

 

Jean-Claude  HERMANS

 

 


08/07/2013
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1000 Statuettes de chiens

http://www.chiens-online.com/actualites-7114-1-000-statuettes-de-chiens-chez-jean-claude-hermans.html


16/06/2013
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Pour ceux qui veulent en savoir davantage sur "LES SAHARAS"

http://www.franceculture.fr/emission-tout-un-monde-sahara-rien-ne-va-plus-12-2012-01-17

 

 

Voici un lien à écouter, en 2 parties, ou à podcaster (de préférence car sinon il disparaît au bout d'une semaine), afin de comprendre un peu mieux cette vaste région dont les réalités géographiques et culturelles sont si variées, riches, et complexes.

 

Pour les béotiens que nous sommes, il  est temps d'en finir avec le mythe colonial des hommes bleus, et ses derniers avatars du genre "all african is beautiful"...

 

Avant de devenir une bête de ring qui vient combler nos fantasmes nostalgiques ou esthétiques, notre lévrier de l'Azawakh "Oska" a accompagné une longue épopée humaine dans une immense contrée devenue un désert.


18/01/2012
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