Azawakh-Oska

Azawakh-Oska

LA CONSERVATION DE LA RACE


ADMINISTRATION DE LA CYNOPHILIE : LE CHEMINEMENT DU STANDARD

La Société Centrale Canine, administration reconnue par le Ministère de l'Agriculture, a délégué au club dénommé "Slag" la tutelle de la gestion du standard du Lévrier de l'Azawakh.

Et la Fédération Cynologique Internationale (FCI) étend cette responsabilité au monde entier.

 

Après des mois de consultations, de réflexions et de discussions, le comité directeur du Slag avait approuvé le 21 janvier 2011 une nouvelle version du standard. En fait, il ne s'agissait que d'un "toilettage", une somme de corrections et de précisions afin de stopper les dérives en cours, et de prévenir les suivantes.

Récemment, après d'ultimes corrections et précisions apportées en février et septembre 2013 par l'expertise des professeurs Triquet et Guintard, le texte a été validé par la commission scientifique de la SCC et transmis à la FCI pour homologation et traduction.

 

 Dans l'immédiat, c'est donc toujours la version ancienne du standard qui est en vigueur.

 

Toutefois, l'annonce de cette révision (qui est tout juste une remise en ordre) a provoqué un séisme chez les aventuriers de l'extension du standard, ceux qui voulaient faire passer pour des lévriers de l'Azawakh toutes les formes abâtardies que l'on rencontre au Sahel, et faire avaliser par la cynophilie officielle :

- les types variés, sans finesse, aux téguments chargés, si éloignés du type fringant qui nous a séduit,

- et toutes les robes que les frasques de la mode et du marché peuvent mettre en vitrine : à pois, à large panachure, et dans les pastels de bleu, de chocolat, de lilas... Règne du marketing.

 

Bien sûr, durant des mois, sur divers forums, nos détracteurs ont entretenu leur polémique envers nous, 'les gardiens du temple".   Mais le résultat est là : en exposition on ne rencontre plus que des sujets bien conformes au standard. Les cas de déviance sont rarissimes.

 

Certes, les tenants initiateurs de ce "révisionnisme" forcené ont continué d'élever leurs créations et leurs "trouvailles". Mais cela constitue des petites lignées parallèles, en réserve pourrait-on penser.

Et la fameuse "pétition internationale" a fait long feu.

 

Mais ce qui demeure la grande préoccupation, l'angoisse terrifiante, c'est la situation politique dans le nord du Mali, et dans la vallée de l'Azawakh en particulier.

Ce pays, devenu le nôtre par l'amitié de 44 ans qui nous lie à lui, est à présent, et depuis bientôt deux années, coupé du reste de l'Afrique, et du monde.

Hélas, l' intervention militaire  française apparaît comme le seul recours contre la barbarie !

 

                                                                                  Gervais Coppé


31/10/2012
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LE POINT DE VUE DE ANNE ET ULLI HOCHGESAND AMATEURS ET ELEVEURS DEPUIS TROIS DECENNIES

Résumé et traduction d'un article du site "Aulad-al-Sahra's ,par Mieke Savels, avec l'accord de Anne et Ulli Hochgesand.

L'article se compose de trois parties:

1- Découverte et importation du lévrier de l'Azawakh en Europe

2- Les modifications du standard

3- L'importation et le croisement avec les sujets existant en Allemagne , et les conséquences

 

Traduction de la troisième partie.

 

Au début des années 90 le nombre d'éleveurs et d'amateurs a fortement augmenté.

L'association A.B.I.S. a multiplié les importations de chiens provenant du Burkina Faso sous le prétexte d'amener "du sang neuf " dans les lignées d'Azawakh vivant en Europe. Une décision qui a eu un impact non négligeable sur cette population, et même à nos yeux si important que nous voulons nous attarder sur cet impact.

Entre 1980 et 1995 , plus de 50 chiens ont été importés en Europe et aux Etats-Unis, provenant majoritairement du nord du Burkina Faso.

Des chiens de toutes sortes, ainsi des sujets ne répondant absolument pas au standard établi en 1981.

En plus de sujets portant des robes non conformes on trouvait des chiens avec un collier blanc, de petite taille style "whippet", un poil dur ou mi-long, un fouet épais, wolfskrallen aux pattes arrières, manquant de toute finesse et élégance , ce qui est pourtant un critère très spécifique de l'azawakh.

Le label  "import" a été utilisé comme argument commercial à tort et à travers, dans le sens de l'authenticité, mais sans prendre en compte que derrière cette importation des poly-gènes non connus pouvaient se cacher et donner des mauvaises surprises lors des générations suivantes.

Anecdote, mais réalité, "l'import-mania" a amené certains organisateurs d'exposition à créer une nouvelle catégorie "le meilleur import", comme dans l'expo " azawakh - Jahresausstellung 2008" ...

Le Dr. Röder a écrit en 1995 à ce sujet dans le magazine suisse  Windhundfreund N° 205 :

"Dans une région du Burkina Faso , il y a des sujets bien typés, correspondant parfaitement au standard émis en 1981 , de ce fait c'est incompréhensible de ne pas avoir inclus les importations de ces sujets."

 Mais l'importation "sauvage " sous le seul prétexte d'apporter du "sang neuf" et des gènes met fortement en péril la race.  L'impact n'as pas été bénéfique , il a plutôt nui à la race !....

 

Gervais Coppé a écrit dans un article du bulletin du club SLAG sur la situation du lévrier de l'Azawakh : "l'argument  du recours à l'importation de géniteurs pour un motif sanitaire peut devenir un mythe, qui aveugle certaines personnes, mais qui augmente et accentue les risques pour la race en Europe. Pire qu'un mythe, cet argument peut être considéré comme une tromperie, et avec un effet de boomerang à redouter."

 

En 1981 le standard du Lévrier de l'Azawakh a été homologué par la FCI, sous la tutelle de la France, pays présentateur du dossier, à partir de la proposition rédigée par Coppé, Lamarche, Mazel, Parigi et Roussel.  La référence étant les critères de la race exprimés et pratiqués par les nomades éleveurs et chasseurs de la région d'origine. ( Voir la thèse de doctorat de François Roussel :  "Contribution à l'étude des lévriers du sud saharien" )

 

Gervais Coppé a écrit dans un article du SLAG : " L'Azawakh n'est pas un chien primitif, produit de mère nature, non, il est bien le résultat d'une sélection rigoureuse pratiquée par les éleveurs-chasseurs".

 Le standard a bien été rédigé selon les critères d'élevage des nomades dans le pays d'origine, et non d'après les voeux des cynophiles européens...

Le but était de décrire en détail le "type idéal" à partir des chiens que l'on trouvait dans les campements des Touaregs et des Dahoussahaqs du cercle de Ménaka.

Ceci est confirmé par le Dr Werner Röder : "Le standard de la race , homologué par la FCI , reprend tous les détails, les robes, les pigmentations, que les premiers Européens ont trouvés dans le pays d'origine".

Les auteurs du standard se sont donné beaucoup de peine, l'élaboration a pris une vingtaine d'années.  Durant ce processus ils ont émis une très bonne description du lévrier de l'Azawakh. En voici les étapes :

 

1973 :  première rédaction  du standard par le Club du Lévrier touareg (Oska)

1981 N°307      Standard du Sloughi-Azawakh

1982 N° 307 a   Standard du Lévrier de l'Azawakh

1986 N° 307 b    modification :  "ligne de dessus, presque droite, horizontale et légèrement relevée"

1994 N° 307 c     admission de la robe bringée

 

 

Le gène S.i.(Spotting Irish, panachure irlandaise) a une expression bien variable, et parfois surprenante.

Voici un tableau des variations admises par le standard FCI, reprenant les critères de la sélection pratiquée par les nomades Dahoussahaqs et Touaregs

 

 

 

 

En particulier le descriptif des robes et des tâches blanches a provoqué à plusieurs reprises des discussions et des questionnements.

Pour éclaircir ce sujet, Francis Meunier, le président du club français SLAG a précisé en 2004 dans son bulletin : "Le standard ne mentionne pas réellement les limites du blanc. Le but de ce nouvel article est de préciser ces limites…"

Une réunion tenue à Aubervilliers  a produit un texte, qui est toujours une référence impérative pour les juges français.

Cette contrainte du standard pour les juges a été commentée dans le Dortmunder Austellung-News , édition 1/2002 par Dr. Hans Räber : "Le non respect  des lois dans la société  peut conduire à l’anarchie, de même le non suivi des règles dans l’élevage canin peut avoir des répercussions importantes  (...)  Même si les juges et les éleveurs ne sont pas d’accord ou ont une autre opinion des  détails du standard , ils sont obligés de s’y tenir…. »

Parmi les descendants des imports des années 70 , il n’y avait pas de chiens  particolores.  Même si les parents avaient parfois des zones blanches prononcées , mais sans jamais avoir de colliers.  Nous pouvons en déduire que l’élevage vigilant et conséquent des Touaregs et des Dahoussahaqs a su contenir l'effet des gènes  S.i. sur l'extension du blanc.

 La réalité est que cette extension du blanc a progressé chez les chiens en Europe, après avoir utilisé des chiens importés du Burkina Faso .

Une rupture pour l’élevage , pour qui les juges d’élevage responsables , ne peuvent donner une excuses valable . ce n’est que l’argumentation de la A.B.I.S. , qui prêtent « … un bon chien n’a pas de couleur… » Après ce lézard la porte était ouvert à discutions pour multiples races..

 

Du point de vue génétique la limitation du blanc est une bonne chose, c’est l’image de l’Azawakh.  Mais l’autorisation sans limite du gène S.i. va augmenter le blanc dans les générations à venir , et il sera très difficile à contenir.  Ce qui  amènera à ce qu’un chien correspondant au standard sera une exception à la règle. Du point de vue de l’éleveur et de l’élevage, pour avoir une continuité dans l'application du standard il vaut mieux ne pas produire avec ces sujets.

René Morineau a écrit : "Le futur dépend de nous tous.  Si nous laissons faire , l’Azawakh n’aura plus aucun intérêt , et sera perdue  la fascination qui l’ entoure ! "

Le Lévrier de l'Azawakh doit rester un chien de passionnés.   La France détient le standard, et notre mission, notre responsabilité, c' est de  garder cette race dans son état d’origine.

 

 

Le lien vers le texte intégral: //www.aulad-al-sahras.de/azawakh3.htm

 

 
 

06/10/2011
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L' AZAWAKH - OSKA ET LES IRIS DE VAN GOGH

Cette race, qui est l'objet d'un effort de conservation de la part de chercheurs spécialistes du Sahara, souci reconnu, partagé, et "gravé dans le marbre" par la FCI depuis 1981, cette race est bien l'héritière d'un stock de canidés domestiqués en  l'antique immensité du Sahara (du Nil à l'Atlantique) depuis des millénaires. 

Mais au fil des siècles, l'aridité croissante et l'hostilité des états actuels aux sociétés pastorales, ont réduit son espace vital comme une peau de chagrin.

 

Un signe encourageant, toutefois : dans le Sahara, l'Etat algérien a mis en place un parc naturel de l'Ahaggar et du Tassili des Ajjer, chargé, entre autres objectifs, de recenser et de préserver les espèces végétales et animales menacées de disparition;  citons le cyprès du Tassili, le tamarix, la gazelle, le mouflon, le guépard, et le chien Oska, notre lévrier, puisque le Tassili a bien été son berceau, en ces temps lointains, et pourtant si proches, quand on se prend à comparer les gravures rupestres et des scènes récentes vécues chez les nomades chasseurs.

 

Cerise sur le gateau : l'Unesco soutient cette opération au titre de la protection du patrimoine naturel et culturel de l'humanité. Le lévrier de l'Azawakh-Oska relève donc bien du patrimoine cuturel de la communauté humaine de la planète.  Merci, l'Unesco !

 

Nous lui devons bien la même protection de sa spécificité que celle accordée déjà à l'art pariétal, aux cathédrales, aux temples bouddhiques, et aux trésors de nos musées....

 

 Si l'actuel propriétaire japonais des fameux Iris de Van Gogh, considérant qu'il existe aussi des iris aux teintes brune, ivoire, violette, faisait reprendre le chef d'oeuvre  bien gardé dans un coffre ou un musée pour donner aux chers iris de Vincent une couleur plus "tendance", quel scandale provoquerait cette fantaisie, cette atteinte sacrilège !

 

Eh bien,  osons comparer ce qui serait un détournement monstrueux aux manipulations de quelques éleveurs européens qui veulent "repeindre" l'antique Azawakh-Oska aux couleurs un peu plus "tendance" du marché de la cynophilie.



17/05/2011
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LE PERIL DE LA DILUTION

Depuis plus de dix années, des amateurs et des éleveurs se réclamant de l'A.B.I.S. (association burkinabée de l'idi du sahel) militent pour une réforme profonde de notre standard; à savoir l'admission de toutes les robes, notamment les particolores et les robes diluées : le bleu, le chocolat, le lilas, bref toutes les teintes de l'arc-en-ciel...

Ce laxisme, sous couvert d'accueillir les robes portées au sahel par le cheptel canin, joue volontairement d'une confusion entre le lévrier de l'Azawakh (appelé Oska en langue touarègue) et la grande variété des chiens rencontrés au Sahel ayant une relative parenté avec la race sélectionnée qui nous intéresse.

En même temps, cette opération qui ne prête pas suffisamment d'attention aux aspects morphologiques, a introduit en Europe et aux U.S.A. des sujets présentant pour certains de graves défauts : manque de type, format trop long, tête lourde, peau et téguments épais, fouet chargé,etc...

Sous prétexte de ne pas céder aux exigences trop strictes de la coloromanie, ces amateurs ont importé, puis fait reproduire et diffusé des sujets présentant un blanc envahissant.

Cela a surpris et choqué les amoureux de la race, et le club dépositaire du standard a trop tardé à réagir avec vigueur à ces pratiques déviantes... Mais la remise en ordre est en cours !

 

A nos yeux, cette menace du blanc envahissant pourra être circonscrite et maîtrisée. Mais c'est l'arbre qui cache la forêt : la véritable ambition de ces gens est de sortir de leur cuisine génétique la palette des robes diluées : du bleu, du lilas, du chocolat... En veux-tu, en voilà !

 

La réussite de cet ambitieux projet est séduisante.  Cela peut flatter l'ego que de réussir une telle entreprise quasi alchimiste : fabriquer un bel Azawakh bleu, chocolat ou lilas...Et de le produire en homozygotie.  Alors, c'est le jackpot !  Sur le marché certes étroit de cette race, proposer des chiots avec cette palette de teintes pastel, c'est multiplier par deux à cinq le prix de vente, la rareté augmentant la valeur marchande.

 

Mais l'essentiel est ailleurs.  L'initiatrice de cette dissidence et ses adeptes affirment péremptoirement que les gènes de la couleur n'ont aucune incidence sur la santé des sujets qui les portent; celà est faux !

Pour nous mettre en garde envers ce danger, consultons l'expérience d'autres clubs canins face à cette tentation de la nouveauté.

 

Depuis des décennies, il a été démontré pour plusieurs races canines le lien entre la robe diluée et des déficiences au niveau de la vue et de l'ouïe, mais aussi des pathologies de la peau.

Sans vouloir entrer dans une discussion que les généticiens eux-mêmes ne maîtrisent pas totalement, nous rapportons ci-dessous un document édifiant du club du bouledogue français sur le péril de la dilution, et la stricte interdiction, confirmée par la F.C.I.,  d'inscrire au titre du L.O.F. des sujets présentant l'un des caractères de la dilution.

Nous souhaitons que notre club -le SLAG- l'étudie et s'en inspire.

 

Au Sahel, la dilution est exprimée par les robes d'un lot très réduit de sujets, moins de trois pour cent, paraît-il... A notre avis, cette fréquence si faible tient à deux causes :

 

- les éleveurs-chasseurs de la vallée de l'Azawakh peuvent considérer ces robes comme maléfiques et les écarter de la sélection, les couleurs ayant dans toutes les cultures une valeur symbolique, et chez les éleveurs nomades en particulier (touaregs et peuls) les robes des espèces domestiques -chameaux, vaches, moutons, chèvres, chiens- sont qualifiées de bénéfiques ou maléfiques, selon leur effet attendu sur la conduite du troupeau et les opérations de chasse.

 

- et le phénomène de sélection naturelle laisse une espérance de vie très réduite aux chiens porteurs de cette mutation fragilisante, là où la science vétérinaire n'apporte pas encore son assistance.

 

Les manipulations génétiques réalisent le vieux rêve de Prométhée; les o.g.m. en sont l'expression banalisée aujourd'hui.  S'agissant des races animales domestiques, nous connaissons l'enjeu économique considérable qui se profile avec l'usage du génie génétique sur les volailles, les vaches et les cochons.

 

Quant à la race canine qui suscite notre passion , épargnons lui de subir les turpitudes des apprentis-sorciers de la génétique ! Surtout s'agissant d'une race qui a été façonnée par l'expérience pluri-millénaire des éleveurs-chasseurs nomades du Sahara.  Notre devoir moral est de préserver et de transmettre cette race qui nous a été léguée dans sa splendeur, tout en poursuivant une sélection selon les critères de ses éleveurs créateurs originels.

 

_____________________

 

 

Avec l'aimable autorisation de Monsieur A. Belahlou, éleveur de Bouldogue Français,

nous publions ci-dessous l'article sur la dilution chez le bouledogue français.

 

Cette illustration de notre propos avec l'étude de cas du bouledogue français n'est qu'une référence parmi les dizaines d'autres, tant de races canines ayant eu à pâtir du phénomène de la dilution qui apparaît dans les métamorphoses de la dérive génétique universelle.

 

Qu'il s'agisse d'un stock (type,race) canin stabilisé depuis plus de 3000 ans, ou bien d'une race récemment créée et fixée, il y a 150 ans ou moins, les mécanismes de la génétique régissant la reproduction sont les mêmes : mutation, altération, dérive, sélection naturelle...Ils ne sont pas une invention dûe à la fantaisie des cynophiles contemporains.

 

                                                         ____________________

 

 

 

Ce lien vous permettra de consulter directement la revue de ce club :

 

http//www.bouledoguenice.com/franceriviera/index.html



 

 

 

 

 

 



LE BOULEDOGUE FRANÇAIS ET LA ROBE BLEUE.
Par A. Belahlou

Reproduction de la page autorisée, moyennant mention de la source.

Cet article a fait l'objet d'une publication dans le bulletin 2010 page 24
de l'Association Espagnole pour la Promotion de la Race Bouledogue Français.
Voir le bulletin en cliquant ici

La "couleur bleue" chez le chien est une couleur diluée qui s'obtient à partir du noir. Cette couleur qui se répand comme étant rare chez le Bouledogue français, ce qui permet de vendre un chiot 3500 euros, serait le résultat d'importation d'il y a quelques années qui ont ramené en France et dans d'autres pays le géne de dilution. Avec l'introduction de ce géne, le noir devient bleue ( ou gris ) et le fauve devient créme.
La couleur bleue est éffectivement rare car les éleveurs qui travaillent pour l'amélioration de la race et/ou pour sa conservation et sa santé ne produiront jamais cette couleur de robe pour les raisons suivantes :

Cette coloration est provoquée par le gène récessif appelé "dilution bleue" (D/d) ou "cch" (ch pour "chinchilla"). Ce gène peut agir sur le noir ou le brun et les pigments de l'oeil (rouge à jaune). Cette couleur est donc une anomalie génétique.

La génétique de la couleur de la robe chez le chien est complexe, car il y a plusieurs locus génétiques impliqués, dont certaines contrôlent la couleur et l'intensité de la pigmentation. Certaines contrôlent le motif et la distribution des couleurs. En bref, il existe deux types de pigment chez les chiens : un pigment léger (phaeomelanine) qui peut aller de rougeâtre au jaune crème pâle et un pigment foncé (eumélanine) qui est soit noir ou marron. Le Bouledogue français doit porter uniquement le gène de pigment noir et devrait donc avoir uniquement la truffe, les lèvres et les coussinets des pattes noirs.

La F.C.I donne cette définition de la couleur bleue : "Les chiens dont la robe est bleue ne peuvent en aucun cas avoir une truffe noire et la couleur de leurs yeux est rarement plus foncée que la couleur noisette. L'intensité de la couleur de la robe ou de la peau peut s'étendre du bleu tourterelle pâle au bleu acier soutenu ou du bleu gris au bleu ardoise. Lorsque dans certaines races, il existe des sujets de couleur bleue mais que seule une truffe noire est autorisée, cela signifie qu'il ne faut pas accepter cette couleur."


La norme pour la robe bringée ( le noir n'étant pas accepté par le standard de la race ) est que le chien de robe bringée porte des traces de fauve sur la robe. Pour la robe caille dont le blanc prédomine, il doit y avoir suffisamment de poils fauve sur les taches afin de donner des motifs bringés ceci afin de ne pas donner du noir et blanc.

On parle déjà de cette couleur indésirable pour le Bouledogue français en 1933 dans le livre "Le Bouledogue Français" de la Comtesse de Comminges.

Le bouledogue français est certainement né du croisement de plusieurs races dont certaines ne seront jamais connues avec certitude. Cette coloration viendrait peut être du Matin de Naples ou du Mastiff par exemple.

Les fondateurs de la race ont écartés de la reproduction ces chiens de couleur bleue et souris qui ont génétiquement des liens avec des allergies, des maladies de la peau, de surdité et de cécité et ceci apparaît quelques soit la race. Le French Bulldog Club of Western Canada souligne qu'un systéme immunitaire déficient serait lié à cette dilution de couleur dont les affections sont parfois nommées "syndrome du chien bleu".  Le Dr Véterinaire Karen Charlet, auteur d'une thése, nomme ce "syndrome" propre aux couleures diluées : " Alopécie des mutants de couleur".
type bouledogue français bleu
Chien à la robe blanc et bleu de type Bouledogue français.
Les particuliers et les éleveurs sérieux travaillent pour l'amélioration de la race, de sa santé et de son bien être au regard du standard de race. Aucun pays membre de la F.C.I, ni le Kennel Club, ni l'American Kennel Club n'accepte cette couleur dans le standard du Bouledogue français contrairement à ce que l'on peut lire ça et là !

Le danger est grand !! Une fois cette couleur introduite dans la généalogie de nos Bouledogues il sera trop tard pour revenir en arrière ! Les erreurs de sélections risquent de nuire à la santé de la race dans son ensemble et aux couleur de robe de base du Bouledogue français .

Une nouvelle couleur de robe sur des chiens ayant l'apparence du Bouledogue français fait son apparition : Le noir et feu qui est considéré par le standard de race comme étant un défaut éliminatoire.


Courtoisie ... - Chien à la robe noir et tan de type Bouledogue français.

Les couleurs de robes non reconnue par le standard F.C.I et que l'on peut voir sur des chiens "d'apparence Bouledogues français" :

Le noir et tan
ou fauve à manteau.
Chocolat. Bleu ou gris souris.
Blanc et Bleu. Créme. Fauve à masque bleu / gris.


Sources :

www.fbcwc.ca
www.frenchbulldogclub.org
www.frenchbulldogclub.org/ht/a/GetDocumentAction/i/5966
clubbleugascogne.free.fr/elevage/Connaissance_chien/Notions_Genetique.htm
www.fci.be/circulaires/90-2009-annex-fr.pdf
- Livre : Génétique et sélection chez le chien - Prof Bernard Denis.


A lire également :

- //staffy.e-monsite.com/rubrique,alopecie-pour-staffie-bleu,123058.html
- //www.clinvet-saintbernard.com/DOC/biblio-pdf/dermato-canine/Braque-Weimar.pdf
- //en.wikipedia.org/wiki/French_Bulldog ( Vous y trouverez des photos ... )


Témoignage :


Du bleu dans l'âme...


J'écris aujourd'hui ce texte de façon à aider ma race de cœur qu'est le Staffordshire Bull Terrier.
J'espère que vous le lirai attentivement, le comprendrai ; cela est primordial pour notre race, si jeune en France et malheureusement avec déjà tant de soucis...
Je vais donc vous narrer, une histoire, mon histoire, une partie de ma vie avec mes Staffords.

Cela commence un beau jour où je reçois le fameux SMS d'un ami éleveur qui me dit que m'on rêve viens d'être exaucé !!!
En effet sont venu au monde, chez lui, au milieu de sa première portée, deux petites boules de poils bleues.
Mon rêve fou était de posséder un jour un Staffie bleu, avec de grandes origines (ici Valglo / Crossguns) et avec une pigmentation correcte d’où l’importance de la couleur des parents (père noir et mère bringée en l’occurrence).
Cette petite boule fragile devient un sacré chiot, nous voilà partis fin août 2007 pour un petit périple en Belgique. Elle était tout simplement craquante, j'en aurai pleuré en la voyant pour la première fois tant j’étais heureuse.
Au fil des mois elle devient un Staffie entier, avec son physique et son caractère qui lui sont si propres.
Elle grandit ma « Follie » au bleu argenté, que l'on voit presque briller selon le soleil. Ah que j'en suis fière de ma petite « Belge » comme j'aime la surnommer. Pleine d'entrain, douce, pot de colle, sauvage, tout à la fois, nous voilà partis tous ensemble avec mes autres Staffies pour de grands moments de bonheur pendant de longues années.
Puis au fil des jours, je sent un doute m'envahir, petit à petit je me rends compte que Follie perd des poils, sa pigmentation change avec des endroits plus foncés, poils plus sec, cassant …

Une rumeur disait que le Staffie bleu était atteint d'Alopécie des robes diluées, un nom barbare, aussi appelé Alopécie des couleurs diluées (ACD ou ARD), c'est une maladie génétique, elle affecte les chiens à couleur de robe plus claire (comme le bleu), elle consiste en une perte de poils, des poils qui ne repousseront jamais, une baisse des défenses immunitaires, le chien devient plus fragile aux différentes maladies, notamment aux maladies de la peau. Pour cette maladie qu'est l'Alopécie il n'existe aucun traitement, le chien ne guérira jamais, au contraire la maladie progresse petit à petit …

Il faut savoir que le chien naît avec cette maladie dans ses gènes, elle est invisible, elle ne se déclare que plus tard, quand il est trop tard …
Des cas ont été diagnostiqués entre 6 mois et 10 ans …
Dans les races connues pour être touchées par cette maladie 3/4 des chiens bleus au moins ont déclaré un jour la maladie !!!

C'était plus fort que moi, à l'époque où j'ai décidé d'acquérir un Staffie bleu, je ne voulais pas croire à cette rumeur, la couleur bleue arrivait juste en France, importée de pays étrangers, aucun cas avéré d'Alopécie n’avait étayé l’information sur le sujet, information pourtant relatée par un éleveur d’expérience.

Mon rêve serait il brisé par la triste réalité ?

Et pourtant, il fallait que je me résigne à cette éventualité ; prise de rendez-vous avec mon vétérinaire, puis rendez-vous à l'école nationale vétérinaire de Lyon en dermatologie.
Courant Juin 2008, le verdict tombe, c'est bel et bien l'Alopécie …
Sur la table d'examen ma chienne me regarde avec ses petits yeux ronds, je crois que si elle avait pu parler elle m'aurai dit « Qu’est-ce qu’il y a maman ? » , elle devait ressentir ma tristesse, mon angoisse, mon désappointement…
Trêve d'anthropomorphisme car il faut réagir maintenant !!! Pour lutter contre la maladie…
Pour ma chienne tout d'abord faire des essais de traitements, essayer de ralentir la maladie le plus possible, surtout éviter les complications. Traitements expérimentaux, inquiétudes jours et nuits, soucis, culpabilité, ne plus pouvoir regarder mon chien dans les yeux « mais qu'est-ce que j'ai fait là ? »
Essayer de faire avancer la recherche en prélevant le sang de ma chienne et en travaillant avec les chercheurs.

Enfin pour le Staffordshire Bull Terrier, et c’est le but de ce texte, que dans notre malheur, ma chienne et moi, puissions aider notre race.
Le fait est là, le Staffie bleu est bel et bien touché par l'Alopécie des robes diluées…

J'espère que tous, propriétaires, passionnés, mais surtout vous éleveurs et futurs propriétaires, comprenez ma démarche, ce qu'elle représente et ce qu'elle implique.
Je comprends que les gens soient attirés par la couleur bleue, ayant été moi même conquise par celle-ci, mais voilà aujourd'hui nous ne pouvons plus fermer les yeux, il faut bouger, informer, nous avons les éléments !!!
Même si les anglais n'ont pas pris la décision de rayer la couleur bleue du standard, à nous de prendre l'initiative en tant que passionnés de ne pas produire de Staffie bleu, de ne pas acheter de Staffie bleu, personne ne pourra plus dire « je ne savais pas … »
C'est par la prévention qu'on arrivera à ne pas propager la maladie, à éviter des abandons en SPA, à éviter aussi des euthanasies abusives et qui sais un jour la recherche avancera.

A ce jour, je ne sais quel avenir attend ma chienne, mais j'espère bien contribuer sur celui de la race tout entière.


MAZET Lolita.

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23/02/2011
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Vous avez dit "IMPORT" ?

 

OUI , TOUS LES LEVRIERS DE L'AZAWAKH VIVANT EN EUROPE SONT ISSUS DE L'IMPORTATION !

LE SEUL DANGER RESIDE DANS L'USAGE DES IMPORTATIONS BROUILLONNES DE CES DERNIERES  ANNEES   FAITES AVEC
  L'ALIBI DEMAGOGIQUE DE FOURNIR A NOTRE CHEPTEL
DU "SANG NEUF ET FRAIS AFRICAIN"...
 

1-Tout d'abord, voici quelques exemples de chiens du Sahel
que certains dénomment par erreur "Azawakh"
 (cherchez l'erreur).

Azar, "une adorable petite azawakh bringée bleue" (dixit C.L.)
Azar


"Jeune chasseur avac son Azawakh" (ainsi légendé)
"Que c'est beau de voir tous ces Azawakh si différents chez le même propriétaire !" (sic)
Il s'agit en fait d'un marchand qui collecte des chiens errants pour la boucherie et les sacrifices, dans les pays animistes.
Rita, "l'azawakh"

 

 



 
 
2- Mise au point
 
 
 
 
Rappelons que dans les années 70 nous proposions de désigner ce chien sous le vocable "Oska", terme berbère parfaitement univoque, ou à défaut lévrier touareg, mais en réfutant les appellations "lévrier du Mali" ou "sloughi berbère".

 R'Eheouel ("Le foncé") - le premier sujet mâle importé en Europe, en 1968,
une référence pour la première version du standard

Au regard de la dérive et de l'extinction de nombreuses espèces, il paraît bon et salutaire de défendre la diversité génétique quitte à s'écarter d'une belle homogénéïté (pour notre regard d'esthétisant) et se détourner d'une tendance au gigantisme et à l'apparition de tares diverses.
Mais ce souci ne devrait pas laisser entrer dans le giron de la race
reconnue par la F.C.I des types voisins et une palette élargie de robes. Leur importation de campements touarègues ne suffit pas à
admettre des chiots comme de légitimes Azawakhs surtout quand ils ont été prélevés à des centaines de kilomètres du sanctuaire identifié dans les années 60 et 70.

Rappelons quelques évidences pour qui a fréquenté régulièrement cette
région et ses populations depuis quatre décennies :

1- L'action combinée de la désertification et des bouleversements des
sociétés pastorales a émietté et raréfié la population de lévriers, qui a toujours été hétérogène comme l'ont témoigné en leur temps Charles de Foucauld et Henri  Lhote.

De nombreux groupes pratiquaient encore dans les années 70 la chasse à courre (antilope, autruche, lion....) en utilisant de bons lévriers qu'ils élevaient à cette fin. La faune sauvage ayant quasiment disparu, les anciens éleveurs-chasseurs ont gardé leurs compagnons pour protéger leur cheptel des prédateurs que sont la hyène et le chacal. Le résultat de ce processus est que seuls quelques groupes nomades isolés ont continué d'elever et de valoriser ce lévrier. Ce qui n'a pas empêché la diaspora touarègue d'entraîner jusqu'en Haute-Volta, devenue le Burkina, et ailleurs, des chiens bien typés.
Dans ce processus historique, le sanctuaire du bel Oska s'est restreint aux campements de quelques fractions (tribus) de nomades dahoussahaqs et touaregs, pour l'essentiel.

2- Le standard que nous avions construit dans les années 70, sur la base des observations et des témoignages rapportés par Coppé, Parigi ,Roussel, et Lamarche , avait opéré des choix et donc écarté des
caractères morphologiques et des robes dites "non conformes".

Ainsi nous réfutions les décisions du Club du Sloughi de l'époque qui considérait l'Oska comme une forme dérivée du Sloughi tout juste bon à faire de la retrempe, ce qui a été pratiqué maintes fois....

Pour concrétiser notre conviction et notre revendication nous avions créé le Club du Lévrier Touareg (Oska) afin de défendre cette cause auprès de la F.C.I.

De plus nous présentions ce chien comme un élément de la culture berbère dans une conjoncture politique dominée alors par le pan-arabisme.

3- Il faut rappeler que sur le terrain il n'existait pas un Lévrier de l'Azawakh unique, mais une large diversité de types, au sein desquels nous avons opéré un choix (certes arbitraire), l'avons érigé en race, tout en sachant à l'époque que d'autres races pourraient être identifiées, à charge aux administrations des pays concernés (Tchad, Burkina, Niger, Mauritanie) d'instruire auprès de la F.C.I des démarches visant de nouvelles homologations.
Le terme Azawakh ne signifie rien pour les éleveurs-chasseurs touaregs et dahoussahaqs, qui nomment le chien Idi et le lévrier Oska.
C'est la F.C.I qui a donné (par souci d'un facile compromis) à ce lévrier le nom de son actuelle implantation géographique, terme qui évoque, dans la mémoire et l'imagninaire des nomades, une vaste zone de pâturages hors de la convoitise d'éleveurs nouveaux venus, dotée d'une belle faune sauvage, un espace immense, beau et pacifique, bref l'équivalent du vert paradis chanté par le poète....
En ces temps récents ou des voyageurs, des touristes humanitaires et des naturalistes ont rencontré des types variés dans une région plus
vaste que celle embrassée dans les années 70, cette mode récente du "voyage au sahel" n'apparaît pas comme une raison valable pour diluer le type original sélectionné par une civilisation pastorale durant plusieurs millénaires, et qui nous l'a légué, avec mission de le transmettre dans son authenticité.

Le Lévrier de l' Azawakh-Oska n'est pas un chien primitif, un pur produit de Dame Nature, non, il est le produit conjugué d'un biotope et des critères cynégétiques de groupes humains, auxquels nous devons reconnaissance et loyauté.
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3- Notre position actuelle
Bien sûr nous sommes parmi les "gardiens du temple", nous l'assumons et en sommes fiers.
Mais nous continuons d'affirmer que tous nos chiens sont des "imports", ou qu'ils en sont pour le moins les descendants.

Quand la vallée de l'Azawakh ne sera plus contrôlée ni menacée par les commandos terroristes d'Al Qaïda... alors il sera possible de visiter à nouveau les campements de nos amis dahoussahaqs, sur le versant oriental de la grande vallée.

Ce que nous dénonçons comme un péril pour la race reconnue et définie par la FCI en 1981, ce sont les importations brouillonnes des dernières années, et la revendication par un petit groupe activiste et dissident d'élargir notre standard FCI à "toutes les couleurs de robes" et à des types divergents.


La tentation de ceux qui, ayant rencontré en divers sites du Sahel des lévriers aux couleurs variées (particolore, bleue, noire...),  aspirent à une révision du standard et à une ouverture vers la palette de l'arc-en-ciel, nous la repoussons fermement avec ces trois arguments :

a- le standard n'est pas un texte sacré, mais un instrument de travail guidant l'elevage dans le sens de la genèse explicitée plus haut, pour éviter les interprétations abusives et les déviations, ce qui n'exclut pas des précisions et des aménagements;



Tekewelt, la première lice bringée, importée en Europe en 1986

b- c'est la morphologie qui constitue le facteur déterminant de la race. Notre attention est portée avant tout au format du corps et de la tête, à la finesse des tissus, à l'allure élancée, la finesse du fouet
 
c- un troisième argument, sanitaire celui-là, fondé sur le lien avéré depuis longtemps pour d'autres races, entre les gènes de la dilution et les pathologies de l'ouïe, de la vision et de la peau, est développé dans un autre article.
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Ne tombons pas dans le piège de la coloromanie et de la précision centimétrique des tâches blanches, ni, à l'opposé, à la tentation de transformer cette race en un fourre-tout qui accueille tous les types de chiens vivant au Sahel, sous la raison (démagogique) qu'ils sont "authentiquement africains".
Kel Tarbanassen Firhoun, un descendant de Tekewelt qui a bien marqué sa génération


NB - nos ainés les spécialistes (et vulgarisateurs) de la culture touarègue -Foucauld, Nicolas, Lhote, Bernus- n'avaient pas prêté attention à ce lévrier et à sa place singulière dans la société.
Mais ils l'avaient observé, et avaient noté ses dénominations et quelques traditions l'impliquant
.

Tamajeq -dit Tam'- un produit de la première génération en Europe,
né de R'Ehéouel x Reylane.
Cliché pris dans le bois de Vincennes en 1971  pour la revue "Bêtes et Nature".

 

15/02/2011
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